Catalogue

La Faim

La Faim

Sergueï Semionov (1893-1942)

Traduction de Paul Lequesne
Illustration de Baptiste Deyrail
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Petrograd. 1919. Journal affamé d’une jeune fille dépecée par les souffrances. La narratrice est Feïa, une adolescente précipitée dans la pauvreté au lendemain de la révolution. Ses préoccupations – ses obsessions, plutôt : le système du rationnement, l’âpreté humaine et ses misères. Mais surtout, Feïa consigne avec une infinie minutie les innombrables malédictions (divisions, mesquineries…) que répandent la disette et l’indigence sur sa famille.

La Faim appartient à ces œuvres que l’on ressent viscéralement… qui donnent la dalle ! ces œuvres où saignent des cœurs que la misère humaine a touchés, où il y autre chose que des mots arrangés pour l’art.

Pantruche ou les Mémoires d'un truand

Pantruche

ou les Mémoires d'un truand

Fernand Trignol (1896 - 1957)

Avant-propos de Jean Gabin
Illustration de Loïc Gosset
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Avec cette courte autobiographie, Fernand Trignol nous jette tête la première dans les bas-fonds parisiens du début du xxe siècle ; ainsi que dans ceux, tout aussi fangeux et impitoyables, de l’âge d’or du cinéma français : le cinéma d’avant-guerre… celui des monstres sacrés (Jean Gabin, Louis Jouvet, Michel Simon, Arletty…).

Voisin débraillé de Ma philosophie de Courteline (dont Trignol était l’ami), ce recueil d’anecdotes mêle argot et français ouvragé au profit d’une petite musique qui évoque irrésistiblement le bouillonnement des faubourgs. Ainsi ce passage dans lequel l’auteur raille la plasticité morale d’Henri IV et son célèbre « Paris vaut bien une messe » : « Henri IV, c’est un gonce qui me plaît. Si pour sucrer Meaux ou Château-Thierry, quelques jours après Paris on lui avait dit : “Mon pote, il faut que tu te cloques bouddhiste”, il aurait répondu : “Cloquez-moi bouddhiste…” »

Du Audiard avant la lettre…